MOBILISATIONS
MERCOSUR : On lâche rien !
Retour sur la mobilisation dans des supermarchés de Gramat du samedi 17.01.26 à l'appel de la Conf du Lot.
Samedi 17/01, 14h30, nous, une trentaine de personnes, militantes de la Confédération paysanne et de la société civile, investissons le supermarché LIDL de Gramat.
Notre objectif est simple : dénoncer les accords de libre échange et en particulier celui du Mercosur. Pour cela nous faisons nos courses.
Trois caddies remplis de produits en provenance de différents endroits du monde : agneau de Nouvelle Zélande, miel d'Argentine, asperges du Pérou, maïs du Mexique, …, la liste est non exhaustive tant ce supermarché est rempli de denrées du monde entier. Des produits locaux ? Passez votre route, vous ne trouverez rien ici.
Après cette première incursion, nous décidons d'aller faire un tour au Leclerc. Et là, de nouveau, nous partons faire nos courses, caddies devant nous. Comme au LIDL nous n'avons pas de difficulté à les remplir de produits provenant de l'autre bout du monde. Mais surprise, nous découvrons aussi que des rayons ont été vidé depuis la veille. Où est passé le miel d'Argentine ? Pourquoi ces trous dans le rayon volaille un samedi après-midi ? Après discussion avec la directrice du magasin, nous apprenons qu'elle les a fait retirer par peur des actions paysannes. En effet, les accords du Mercosur sont signés au Paraguay au moment même où nous sommes là. Mais rassurez vous, vous retrouverez toutes ces bonnes choses lundi matin dans votre magasin !!
Par cette action, la Confédération Paysanne tient à répéter son refus de tous les accords de libre échange. Ceux-ci détruisent la paysannerie, ils ne servent que l'intérêt de l'agro-industrie, de l'agro-chimie et de la grande distribution. Aujourd'hui, face aux enjeux climatiques et environnementaux, nous avons besoin de relocaliser notre alimentation. Une alimentation saine qui respecte le vivant, les consomateur-ices, et surtout les travailleur-euses de la terre, ici, mais aussi à l'autre bout du monde.
Nous sommes déterminé·es et ce n'est pas la mise en garde à vue de 52 paysan·nes, portes paroles nationaux, président·es et responsables nationaux, de métropole et d'outremer qui nous arrêtera.
Les accords de libre échange délocalisent, l'Agriculture Paysanne relocalise !









.jpg)
